Album de la semaine : Bumblefoot – Uncool

•6 juillet 2009 • Laisser un commentaire

bbfoot_uncool

Avant d’être recruté par Axl Rose afin de devenir le soliste de Guns ‘n Roses, Ron Thal (aka Bumblefoot) avait déjà conquis le monde de la guitare avec une petite dizaine d’albums assez fameux. Uncool, sorti en 2002, marie des styles à priori antagonistes, peut-être même incompatibles pour le commun des musiciens : ska, lounge, crooner, heavy/urban/doom metal, world music, country, … Mais le plus impressionnant n’est pas ici le mélange des styles, mais surtout la manière avec laquelle ces styles se succèdent à l’intérieur même de chaque chanson, aussi naturellement que le couplet succèderait au refrain dans une chanson “normale”. Les changements sont brutaux mais toujours maîtrisés.

Ron Thal se montre à la hauteur dans ses compos, à la guitare, à la guitare fretless et au chant… Un pur génie !

Voici le clip de T Jonez pour vous faire une idée :

Joe Satriani passe sur Marshall

•23 juin 2009 • Laisser un commentaire

chickenfoot-graphicJoe Satriani s’amplifiera désormais avec le Marshall JVM 410, à partir de la tournée de Chickenfoot et jusqu’à nouvel ordre. Fini donc la collaboration avec Peavey, collaboration qui avait pourtant donné naissance à une ligne d’amplis appréciée par les guitaristes (JSX tête et combo, JSX Mini Colossal, et très dernièrement une version 50W de la tête JSX).

Le surfeur d’argent de la guitare explique que son retour chez Marshall est justifié par sa recherche incessante du meilleur son de guitare … Je sais pas trop comment ils vont prendre ça chez Peavey :-P

Cette semaine, Joe visitera l’usine Marshall à Milton Keynes (UK) pour essayer différents HP’s.

Vu sur : musicradar.com

Test Gibson Nighthawk Standard 3PU 1994

•15 juin 2009 • 6 commentaires

photos_avril09 237Voici la review d’une Gibson qui a fait partie de ma collection jusqu’à il y a quelques semaines. La production du modèle Nighthawk a commencé en 1993 et s’est arrêtée en 1998, suite à un faible succès commercial aux USA.

La forme de la Nighthawk renvoie aux courbes de la Les Paul. Les deux instruments partagent d’autres attributs : un corps en acajou surmonté d’une table en érable flammé, un manche collé (acajou aussi) avec une touche palissandre. D’autres éléments diffèrent par rapport à la l’illustre inspiratrice : un corps plus petit et plus mince, une table plate plutôt que bombée, les micros et le chevalet ne sont pas les mêmes, le diapason est de longueur “Fender” (25 pouces 1/2) sur la Nighthawk et plus court sur la Les Paul (24 pouces 3/4, comme sur la plupart des autres modèles Gibson)

La Nighthawk est un instrument très agréable à jouer. Le manche est plutôt épais mais reste confortable dans tous les styles, jusqu’aux cases les plus aigües. Le corps assez menu épouse bien le thorax du guitariste (chanfrein abdominal) et le poids est très raisonnable : pas de mal de dos à la fin des répèts.

La jolie table flammée héberge 3 micros : deux doubles avec un split et un simple bobinage NSX. Le sélecteur 5 positions et le push/pull offrent dix possibilités. Cela permet une très grande polyvalence, avec un caractère marqué. On peut dire que la Nighthawk se trouve quelque part entre Gibson (Les Paul) et Fender (Stratocaster ou Tele), mais n’est ni Gibson ni Fender. Les humbuckers sont gras et conviennent très bien au blues et au rock mais manquent un peu de densité et d’homogénéité pour les grosses saturations. Les micros splittés sont plus cristallins et font penser au son typique des Fenders … mais si le système fait illusion, je n’ai jamais été 100% convaincu par les humbuckers splittés.

En résumé, la Nighthawk est une bonne guitare, avec deux atouts principaux : sa polyvalence (du jazz au gros rock) et le confort de jeu. Mais si vous en avez la place et les moyens, je vous conseille plutôt d’adopter une Les Paul ET une Stratocaster !!! :D

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La Gibson Nighthawk et votre serviteur

Album de la semaine : ZZ Top – Rhythmeen

•12 juin 2009 • 2 commentaires

A l’instar de Stratoblogster qui vous propose une stratocaster pour chaque weekend, je vous propose désormais de vous faire la review d’un de mes albums préférés chaque semaine.

zztop_rhythmeenCommençons par Rhythmeen, le 12e album de ZZ Top, sorti en 1996.

L’album précédent, Antenna (1994), marquait la fin des albums en « R » (Eliminator, Afterburner, Recycler). Les sons synthétiques et la couleur « boîte à rythmes » y étaient en grande partie laissés de côté après la période « technologique » de ZZ Top … Par contre, le côté bagnoles chromées et décolletés bien fournis était encore bien présent sur Antenna (excellent album aussi d’ailleurs)

Pour Rhythmeen, ZZ Top continue dans la simplicité (guitare, basse, batterie) mais retrouve l’odeur des marais et de la sueur, la poussière des routes de campagne du Texas ! Le ton de l’album est plus calme et intimiste, le blues est bien présent. Billy Gibbons et Miss Pearly Gates, sa Les Paul principale, grognent comme jamais.

Les tempos sont souvent assez lents, nonchalants, cools et un rien “classieux”. La voix et la guitare sont rauques mais toujours incisives. Les compos allient le boogie, le blues, le rock, … Billy prouve, s’il était encore nécessaire de le faire, qu’il est un des grands maîtres de la guitare et de l’overdrive. Les solos sont originaux, avec une vraie intention derrière chaque note et un feeling de dingue. Dusty Hill fait également un travail magnifique à la basse, avec aussi quelques interventions remarquées au chant.

J’écoutais l’album ce matin dans ma voiture et je peux vous dire que cela se rapproche d’une expérience mystique. Foncez dessus si vous en avez l’occasion !

Pour finir, petit extrait de leur passage à NPA après la sortie de l’album :

Way Huge Swollen Pickle

•22 mai 2009 • 2 commentaires

Malgré les bonnes résolutions annoncées dans mon précédent post, j’ai été forcé de passer une grosse semaine loin de mon blog, de mes guitares et de mes amplis, éloigné même de mon travail ou de tout ordinateur … Cette fois-ci, cela n’était plus dû à des vacances mais bien à des ennuis de santé qui m’ont envoyé directement à l’hôpital :-( Heureusement, les infirmières ont été très gentilles avec moi et me voici en convalescence chez moi, à nouveau presque opérationnel.

Mon Way Huge Swollen Pickle

Mon Way Huge Swollen Pickle

Pour me mettre du baume au cœur dans ces moments difficiles, mes collègues (qui sont des gens exceptionnels !) ont décidé de me faire un cadeau. Connaissant ma passion pour la guitare, ils se sont dit qu’une petite pédale me comblerait. Et ils ont eu raison ! Quelle ne fût pas ma surprise de déballer cette pédale verte et jaune de la marque Way Huge : la Swollen Pickle Jumbo Fuzz (ce qui signifie “cornichon enflé”, ça promet) Il s’agit d’une fuzz qui, d’après ce que j’ai pu trouver sur le net, se rapproche d’une Big Muff. Mais cette pédale, réédition améliorée du mythique Swollen Pickle des années ‘90 offre plus de réglages, et donc plus de possibilités. Notez aussi que la renaissance de la marque Way Huge se fait au travers de Dunlop, mais cela ne semble pas avoir mis en péril la qualité des produits.

Les contrôles se font à l’aide de 5 potentiomètres en façade et deux potentiomètres internes. 7 en tout donc, rien que ça ! “Sustain” contrôle le taux de saturation et comme le site l’annonce, un réglage extrême peut provoquer “more fuzz than a moldy peach” (”plus de poils que sur une pêche pourrie”) “Loudness” contrôle le volume de sortie et “filter” enlève les hautes fréquences quand il est à fond sur la gauche (filtre passe-bas). Le premier mini potentiomètre “scoop” permet de creuser les mediums et “crunch” contrôle le taux de compression. Les nuances de jeux sont aplanies quand ce contrôle est poussé et le sustain devient infini !

Pour être honnête j’ai d’abord trouvé le son de cette pédale un peu trop brouillon et un peu trop rock de l’année 93 – très précisément 93 car les sons m’ont fait penser directement à Siamese Dream (Smashing Pumpkins) et In Utero (Nirvana). Mais c’est ici qu’interviennent les deux potentiomètres internes ! “Voice” permet de contrôler l’intensité du contrôle scoop. Cela m’a dans les faits permis d’arriver à des sons un rien trop graves et “flatulents” … Amusant néanmoins car on arrive à reproduire un grognement proche de Billy Gibbons sur le riff de Two Ways to Play. A retenir, mais pour une utilisation quotidienne de la pédale, je conserve le réglage d’usine. L’autre contrôle interne “Clip” permet de passer progressivement la saturation sur un autre couple de diodes et cela redonne au son de la précision et un caractère plus massif. Fini le caractère trop brouillon du réglage d’usine. J’adore ! La pédale permet maintenant de jouer Hendrix, Black Sabbath ou Green Day avec un égal bonheur.

En résumé donc, une excellente pédale de fuzz ! Si vous passez à l’achat, n’hésitez pas à bien régler les potentiomètres internes pour arriver au caractère désiré. Allez, j’y retourne !

Voici pour vous faire une meilleure idée la demo de ProGuitarShop … mais cela ne remplacera pas un essai en magasin.

Mais où était-il donc passé ?

•26 avril 2009 • Un commentaire

Et oui … je ne vous avais pas habitué à un mois entier sans aucun post sur ce blog. Mais qu’est-ce que j’ai fait pendant tout ce temps !

Et bien, j’ai simplement été fort occupé. Tout d’abord par le boulot, mais aussi par le premier concert de mon groupe “Kiwikiller“, à la péniche Fulmar ce vendredi 3 avril.

Kiwikiller à la Pénicher Fulmar (Bruxelles)

Kiwikiller à la Pénicher Fulmar (Bruxelles)

Ensuite, avec mon épouse Agnès, nous avons décidé de faire un petit trip à New-York. J’en ai profité pour visiter quelques magasins de guitares légendaires dans la Big Apple : Manny’s, Sam Ash (tous les deux dans la 48e rue) et le fameux et énorme Guitar Center (14e rue). Le plus impressionnant est sans conteste le Guitar Center, avec une grande pièce entièrement dédiée aux instruments vintage. Si vous n’êtes pas dans le besoin, une visite s’impose !

Le Guitar Center de New-York, le plus grand mur de guitares qu'il m'ait été donné de voir !

Le Guitar Center de New-York, le plus grand mur de guitares qu'il m'ait été donné de voir !

Pendant ce mois sans post j’ai également décidé de me mettre au piano. Curieuse décision sans doute mais je suis sûr que ce nouvel instrument me permettra de progresser à la guitare et en tant que musicien. De plus, j’espère que le fait de déjà jouer de la guitare me permettra d’évoluer un peu plus rapidement que ceux qui se mettent à la musique sur le tard … Peut être donc très bientôt un marcspianoblog qui racontera les aventures d’un débutant du clavier !

Allez, j’essaierai dans le futur d’être plus assidu sur ce blog. A bientôt donc !

Guitar Center, aperçu du rayon 'vintage'

Guitar Center, aperçu du rayon 'vintage'

Chickenfoot – le myspace propose enfin des titres à écouter !

•22 mars 2009 • Un commentaire

Chickenfoot est LE nouveau super-groupe de l’année qui comprend (tenez-vous bien) Joe Satriani, Chad Smith (batteur des Red Hot Chilly Peppers), Michael Anthony (ex-bassiste de Van Halen) et Sammy Hagar (qui a été le frontman de Van Halen avant que David Lee Roth ne se rabiboche avec Eddie, et, à mon avis, Sammy n’a jamais eu à rougir de la comparaison avec David). Waouh ! Présenté comme ça, ça a l’air trop cool !

Cela fait déjà quelques mois que le buzz est entretenu et la planète du rock attendait avec impatience de pouvoir poser ses oreilles sur quelque chose. C’est maintenant chose possible avec le myspace du groupe qui propose l’écoute de 2 morceaux complets. Enjoy !

Chickenfoot

Chickenfoot

Test Fender Telecaster Custom 1977

•14 mars 2009 • 3 commentaires

fender_telecaster_custom_72_headAprès la Lead III, voici la deuxième guitare que Jérémie me prête pour une review pendant qu’il se dore sous le soleil mexicain ;-) Il s’agit d’une Telecaster, modèle dit “Custom 1972″. D’après son numéro de série, cet exemplaire date de 1977 ou de 1978. Cette guitare a plus de 30 ans ! Malgré son grand âge, elle est très bien conservée. Le vernis a ça et là un peu souffert mais aucun pain majeur n’est à déplorer. Le caractère ‘vintage’ de l’instrument se sent dès l’ouverture du coffre et on s’en trouve tout émoustillé !

Fender Telecaster Custom 1978

Fender Telecaster Custom 1977

L’aspect visuel original est laissé à l’appréciation de chacun mais pour les habitué des Telecasters, la prise en main ne pose aucun problème. On retrouve le corps massif (en aulne), le manche au galbe agréable (érable) et le chevalet aussi confortable qu’une bobine de fer barbelé. Les frettes sont tellement plates qu’elles sont presque imperceptibles. Cela m’a déplu au début mais après quelques heures de vol, on s’y habitue plutôt bien. Le manche est attaché au corps avec 3 vis (méthode seventies chez Fender). Au niveau de l’électronique, le micro chevalet standard typique des Telecasters est secondé par un humbucker “Wide Range” et les contrôles ressemblent à ceux d’une Les Paul : 2 volumes, 2 tonalités et le switch sur le haut du corps. Je pense que j’aurais préféré un seul volume et une seule tonalité comme sur les autres Telecaster (c’est plus pratique), mais comme je n’étais pas né en 72, on ne m’a pas demandé mon avis :-)

Sans amplification, la résonance de l’instrument est plutôt bonne avec un bon sustain et une très bonne projection. Branchée, la guitare montre un identité forte. Le micro aigu est très claquant et twangy … Il est bien clair qu’il s’agit d’une Telecaster ! Le micro grave est particulier, assez doux. Avec un peu d’overdrive, cela devient crémeux et on comprend que Fender a essayé de marcher sur les plates-bandes de Gibson avec cet instrument. On perd le côté jazzy du micro manche Tele habituel, ce que je trouve un peu dommage … mais par contre cela en fait un instrument plutôt bien adapté au style bluesy ou rock vintage (Stones,  Clapton/Cream, The Police, …)

En résumé, je suis content d’avoir joué avec cette guitare car il s’agit d’une des premières Fender réellement vintage que j’approche. Ca fait un petit quelque chose ! Mais comme vous l’aurez compris, pour des raisons de design et de son, je préfère la version plus standard de la Telecaster. Merci encore Jérémie pour le test !

Humbucker Wide Range

Humbucker Wide Range

KiwiKiller en concert à la Péniche Fulmar (Bruxelles), 3 avril 2009

•12 mars 2009 • 3 commentaires

Mon groupe (Kiwikiller) sera en concert ce vendredi 3 avril dans la Péniche Fulmar à Bruxelles. Deux autres groupes ouvriront pour nous : Ammok et Homer’s Atomic Donuts

Matez-moi ci-dessous la magnifique affiche réalisée par Nicolas Jandrain (Visualmeta4/Emakina) et surtout, venez nombreux ! Ca va swinger !

Lien vers l’événement facebook : http://tinyurl.com/d7vasp


poster_kiwikiller

Jacques Kapellmeister (flanger analogique) et Katapult (treble booster)

•11 mars 2009 • Laisser un commentaire

Voici deux nouveautés de la part de Jacques Charbit, le sympathique et talentueux fabriquant de pédales marseillais.

Il s’agit d’abord de la Kapellmeister, un flanger analogique, basé sur une technologie BBD (bucket brigade device ou bucket brigade delay). Regardez la vidéo ci-dessous pour vous faire une idée de l’engin.

Je découvre également la Katapult, un treble booster au germanium avec true bypass. J’aime beaucoup le site de Jacques et surtout la manière avec laquelle il explique et illustre les particularités de ses produits. Faites-y un tour !