Test Fender American Vintage “Thin Skin” 62 Telecaster

•14 décembre 2009 • 5 commentaires

Voici la review d’une telecaster qu’on m’a prêtée, pas n’importe quelle telecaster : une US Vintage ‘62 “Thin Skin”.

Il s’agit d’un modèle limité qui s’apparente aux Fender US Vintage mais avec quelques aménagements “modernes” qui en font du coup un instrument jouable et conforme aux critères actuels de qualité – en tout cas conforme à mes critères de qualité ;-)   Les habitués de mon blog savent que je suis horripilé par le caractère excessivement vintage de certains instruments fabriqués aujourd’hui … Je ne suis pas de ceux qui aiment laisser le confort de côté juste pour avoir un instrument identique à ceux fabriqués dans les années 50 ou 60. Ceci dit, je trouve quand même aux instruments vintage certaines qualités, et donc l’idée d’une série “vintage aménagée” me semble intéressante !

On sent dès l’ouverture de l’étui que cette telecaster conserve tout son cachet vintage authentique. Peut-être que cela est dû au vernis épais sur le dos du manche ou aux mécaniques traditionnelles mais efficaces ? Peut être que cela est dû aussi au chevalet qui offre la possibilité de monter son capot en “cendrier” ou au micro aigu traditionnel qui laisse apparaître son bobinage ? Alors, qu’est ce que l’avènement du XXIe siècle a-t-il bien pu amener à ce modèle mythique ?

Énorme et principale évolution bien que très discrète visuellement : le manche et le profil de touche. Nous avons ici un manche assez fin pour une tele, et surtout, une touche pas trop bombée (radius 9.5″) avec des frettes plutôt larges (medium jumbo – Dunlop 6105). Ce manche est fantastique ! Confortable comme celui d’une guitare moderne, avec une action raisonnable ! Les bends sont un vrai plaisir et le guitariste peut se laisser aller à la vitesse, aux démanchés, au tapping. Ce manche est clairement un de mes préférés pour les soirées calmes où je ne prends pas la peine d’allumer mon ampli. Par rapport à des manches tout à fait modernes, j’apprécie particulièrement le feeling du vernis qui reste lui bien vintage. Le jeu “unplugged” est aussi favorisé par la bonne résonance du corps, bien lourd et massif comme sur toute tele qui se respecte ! Autre évolution par rapport à l’inspiratrice de 1962, les micros sont des “custom” spécialement (sur)bobinés pour cette édition limitée. Ils offrent un volume de sortie un peu plus important par rapport aux modèles historiques. Pas encore de quoi reprendre le répertoire de Pantera, mais le petit surplus est appréciable pour un peu plus de polyvalence rock.

La finition “Lake Placid Blue” est discrètement pailletée – très très très joli et pas tape-à-l’œil. Le vernis peu épais est appliqué en fines couches, ce qui est censé amener une meilleure résonance (le corps en aulne respire et vibre librement) et donne le nom “thin skin” à la série. En plus des aménagements propres à cette série spéciale, le propriétaire de l’exemplaire que j’ai eu la chance de tester pendant quelques jours a remplacé le pickguard original blanc par un modèle noir. Les 3 doubles pontets du chevalet ont également été remplacés par des pontets compensés Wilkinson pour une meilleur intonation et un meilleur confort (pas de vis acérées pour attaquer le plat de votre main droite).

Pontets compensés Wilkinson (montés) et pontets originaux

Cette guitare permet au guitariste polystylistique de tout jouer chez lui et est vraiment un outil d’étude parfait (Chérie tu me l’offres ? Elle est à vendre …) Sur scène, il pourra faire du jazz (j’ai toujours trouvé le micro manche des telecaster impeccable pour cela), du blues (avec un son incisif marqué telecaster), de la pop, du rock … Je pense qu’il s’agit de l’instrument idéal pour ceux que les montagnes de saturation n’intéressent pas ! 10 sur 10 à mon ranking personnel. Cette guitare est donc à vendre (JT ne sait pas ce qu’il fait …) si vous êtes intéressés contactez JT, je toucherai une commission énorme. Comment ça “on a jamais parlé de ça” ?

Joe Bonamassa à l’Ancienne Belgique

•27 novembre 2009 • 4 commentaires

Ce mercredi soir, j’ai lâchement abandonné ma petite famille pour me rendre au concert que Joe Bonamassa donnait à l’Ancienne Belgique. L’américain a la réputation d’être un des meilleurs parmi les guitaristes “blues-rock” et je peux maintenant vous confirmer que cette réputation est loin d’être usurpée ! Au niveau de ses influences, Joe cite Eric Clapton, Rory Gallagher, Stevie Ray Vaughan, Gary Moore, … (très marqué sur certains slows l’influence de Gary Moore). Comme beaucoup d’autres, je lui trouve aussi des ressemblances très fortes avec Eric Johnson (petits licks très rapides avec un son flûté)

Le concert commence par une surprise : Joe monte sur scène avec une Music Man John Petrucci, alors que tout le monde s’attendait à voir la Les Paul Gold Top signature du guitariste. Ce choix n’est pas dû à un revirement stylistique de dernière minute, mais plutôt au choix de la chanson d’ouverture, “The Ballad of John Henry” qui bastonne quand même pas mal avec un accordage en si (2 tons 1/2 plus bas que l’accordage standard). Quelques minutes plus tard, Joe rend la Music Man et c’est alors un défilé de Les Paul’s qui commence – je pense en avoir compté 3 dont la fameuse Gold Top. De temps en temps Joe rend les Gibsons et nous régale avec une série impressionnante de Music Man’s : Albert Lee 3 HB (la guitare qui selon moi sonnait le mieux hier soir sur “Bridge to Better Days”), 25th Anniversary Guitar, double manche … Je dois dire avoir été assez impressionné par le son des Music Man’s hier soir, moins gras que celui des Gibsons … mais quelle clarté et quelle musicalité ! Vers les deux-tiers du concert, Joe nous a aussi sorti une acoustique Yamaha … un rien trop longtemps selon moi d’ailleurs. J’ai fini par être lassé par les petits runs acoustiques rapides à la Paul Gilbert/Al Di Meola … rapides mais hélas parfois légèrement approximatifs. En toute fin de set et pour finir en beauté, Joe prends une Flying V et vient nous claquer un bon gros “Just Got Paid”, puissant et original, en plein dans la tronche.

D’une manière générale, on ne peut être que très impressionné par la maîtrise technique de Joe. Tous les bends sont impeccables, chaque note est un petit bijou. Encore une fois, je me suis rendu compte que l’effet le plus important du bluesman est son bouton de volume. Joe y chipote quasiment après chaque phrase. Pour ne rien gâcher, Joe chante bien ! Deux petits reproches que l’on peut néanmoins lui faire, histoire de faire le difficile. D’abord, le guitariste est sans doute trop timide et il a du mal à enflammer son public. Entre les chansons, j’ai seulement recensé deux “Thank you” pendant la première heure du concert. Heureusement, il s’est un peu plus lâché sur la fin. Second petit reproche : je trouve que le set manque un peu de relief. Cela est plus dû aux chansons qu’à la prestation en elle-même, mais je pense qu’on peut dire que tout se ressemble un peu au niveau de l’ambiance.

Mais cela ne m’a pas empêché de passer une très bonne soirée hier et cela m’a aussi donné envie d’un peu baisser le gain sur mon ampli et de réécouter des CD’s dans la section “calme” de mon iTunes : Clapton, Eric Johnson, Johnny Lang, … et bien sûr Joe Bonamassa !

PS: Hartelijk Bedankt aan Tom Verstappen voor de photos !

EDIT : voici un autre compte rendu, celui de Philippe, avec de magnifiques photos – http://philmaq.skyrock.com/2706342196-JOE-BONAMASSA-Bruxelles-Ancienne-Belgique-25-novembre.html

Test Fender Jazzmaster Lee Ranaldo

•12 novembre 2009 • 2 commentaires

jazzmaster 003_petitSonic Youth, ce n’est pas exactement ma tasse de thé. Il faut dire que je rédige cet article en écoutant le dernier album de Slayer. Ceci explique peut être cela :-D J’aurais du mal à vous citer un album ou une chanson de Sonic Youth. J’ai essayé de m’y intéresser mais je n’ai jamais accroché. Qu’à cela ne tienne ! Nous testons aujourd’hui la Fender Jazzmaster signature d’un des guitariste du groupe : Lee Ranaldo.

La guitare est plutôt jolie et d’aspect original. Elle est équipée de deux humbuckers Fender “Wide Range” que j’avais déjà apprécié sur une Telecaster Custom vintage (même si ce n’était pas tout à fait le même micro, d’ailleurs le son est assez différent). On remarque encore un contrôle de volume, pas de tonalité (pour quoi faire ?), un vibrato Jazzmaster et des pontets Mustang (plus performants que ceux des Jazzmasters), une plaque de protection alu très classe et une tête noire équipée de mécaniques vintage avec la signature de Lee Ranaldo au verso. Le dos du manche est revêtu d’une bonne grosse couche de vernis comme je les aime. Très agréable et satiné (plutôt que brillant comme c’est généralement le cas). Seule ombre au tableau : la touche est fort bombée et les frettes sont petites et vintage. Cela provoque pour moi un petit inconfort. J’aurais préféré une touche plus plate est des frettes plus modernes. Il semble que le modèle signature de Thurston Moore (l’autre guitariste de Sonic Youth, qui a aussi sa Jazzmaster signature) a un manche plus moderne, mais on perd sur cet autre modèle les humbuckers.

Le vibrato mérite qu’on s’y attarde. Il tient plutôt bien l’accord, très bien même pour un vibrato qui n’est pas à blocage. Il est équipé d’un système appelé trem-lock. Celui ci permet de maintenir l’accord si une corde lâche, en empêchant le bloc vibrato de partir en arrière. Plus ou moins utile … Si j’étais ingénieur chez Fender je modifierais le système pour que le bloc vibrato ne parte pas en avant en cas de bends (je pense que je tiens l’idée du siècle là :-) )

A vide, la guitare sonne bien. Le diapason long offre des sensations typiquement fenderiennes. Ca claque mais avec une bonne résonnance. Les sons clairs confirment la bonne première impression. Mais c’est avec un bon crunch que la guitare va vraiment faire entendre ses possibilités. Le son est bien grumeleux et très organique. On est très loin d’un son lisse, la guitare ne joue pas toute seule, elle demande à ce qu’on lui rentre un peu dedans pour donner le meilleur d’elle même. Les humbuckers étendent le registre habituel des Fender : on peut faire du lourd avec cette guitare ! Cela rend pour moi encore plus dommage le fait que le manche est un peu abrupt, car les envies de partir en solo sont vite freinées. Autre petit détail qui pourrait être amélioré à mon avis : je trouve que les micros sont un peu trop semblables, surtout en saturation … Mais ce petit manque de contraste n’enlève bien sûr rien à la qualité du son de l’engin … donc pas grave !

Bref, pas besoin d’être fan de Sonic Youth pour apprécier cette guitare. Je serais curieux d’un jour tester la Thurston Moore afin de voir ce qu’un manche plus moderne peut apporter à la Jazzmaster.

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Fender Wide Range et pontets Mustang

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Mécaniques vintage et signature de Lee Ranaldo

Gibson Shark Fin

•5 novembre 2009 • Laisser un commentaire

Gibson semble prendre une nouvelle direction plus ambitieuse et novatrice que ce à quoi la marque nous avait habitués. Toutes les deux semaines des modèles apparaissent ! Voici aujourd’hui la Shark Fin (les dents de la mer, ça va saigner) : déclinaison de l’Explorer mais en clairement plus surprenant et moderne. Nul doute que Gibson tente de ravir des parts de marché à ses concurrents ESP, Jackson, …

 

Gibson_Shark_Fin

 

Autre nouveauté remarquée à l’occasion d’un petit tour sur le site : une Gibson Les Paul pas Custom Shop mais avec micro piezo et EMG-85’s. Personnellement je trouve que ce vent frais qui souffle sur le catalogue fait beaucoup de bien !

DIY – Réglage de la courbure du manche (Truss Rod)

•28 octobre 2009 • Laisser un commentaire

truss_rodJ’avais déjà expliqué il y a longtemps comment régler l’intonation et comment ajuster la hauteur des micros, voici maintenant un post qui va vous apprendre à régler la courbure du manche. ATTENTION : le réglage du truss rod est un réglage très délicat. Une fausse manoeuvre peut provoquer la rupture du truss rod et donc la ruine de votre instrument. A la moindre hésitation, allez voir le luthier !

Commençons par expliquer en quoi le réglage de la courbure du manche est nécessaire. Un manche de guitare est fait de bois et comme toute matière vivante, le bois bouge. Il se dilate, il se contracte … Ces mouvements entrainent des modifications assez importantes sur le confort de jeu, notamment au niveau de la hauteur des cordes. En fonction de la température, de l’humidité, … le manche opposera plus ou moins de résistance à la tension exercée par les cordes. Si le manche “mollit” et oppose moins de résistance, il aura tendance à partir en avant (vers les cordes) et la touche se creusera. Si le bois se met subitement à opposer plus de résistance, à se durcir, à se tendre, … la touche va plutôt se bomber.

Remarquez au passage qu’une touche bombée est un gros problème car, si je frette disons la 3ème case, les frettes du milieu du manche se retrouveront entre ma 3ème frette et mon chevalet. Cela provoquera au mieux de la “frisouille”, au pire, la corde ne sonnera pas du tout. A contrario, si ma touche est creusée et que je frette en milieu de manche, les dernières frettes (aux alentours de la 21e, 22e ou 24e frette selon le nombre de cases du manche) pourraient empêcher la corde de vibrer, en fonction de la hauteur du chevalet (si le chevalet est suffisamment haut par rapport au plan de la touche et si la touche est seulement très légèrement creusée, cela ne se produira pas).

Ok, vous avez compris qu’un manche ça bouge et sans doute déduit du précédent paragraphe que maintenir une touche très légèrement creusée ou plate est l’idéal. Mais comment faire puisque mon manche bouge à la moindre variation climatique ?

C’est ici qu’intervient le fameux truss rod. Le truss rod est une tige de métal qui se trouve à l’intérieur du manche. Elle commence à la tête et se termine tout au bout de la touche, près du micro manche de votre guitare.

795px-Guitar_neck.svgLe rôle de cette tige métallique est d’amener une certaine stabilité au bois : en ajoutant du métal quasiment inaltérable au coeur du manche, on l’empêche de bouger. De plus, la tige une fois tendue dans le manche à l’aide d’un pas de vis lutte contre la traction des cordes. Au plus la tige est tendue, ou plus elle va aider le bois à lutter contre la tension des cordes. Si on la détend, elle laissera plus les cordes tirer sur le bois et donc la touche se creusera. Le pas de vis et donc la tension du truss rod s’ajuste généralement du côté de la tête à l’aide d’une clef Allen, d’un tournevis cruciforme ou d’une douille. Il arrive parfois, surtout sur les instruments vintage à manche vissé (ou d’inspiration vintage), que l’accès au réglage du truss rod se fasse du côté de la jonction corps manche.

Comme évoqué plus haut, idéalement on réglera le truss rod pour que la touche soit très légèrement creusée. Certaines guitares peuvent également être réglées avec une touche parfaitement plane. Je pense que le léger creux de la touche permet aux cordes de vibrer sans toucher les frettes qui se trouvent entre la case frettée et le chevalet. Ce léger creux doit aussi permettre aux cordes de continuer à vibrer lorsqu’on effectue un bend dessus, particulièrement sur les instruments plutôt vintage qui ont un profil de frettes assez bombées (radius court), par opposition aux touches plus modernes qui sont parfaitement plates (radius infini) – plus d’infos sur le radius ici.

Sur toutes les guitares que j’ai réglées jusqu’ici, on tend le truss rod en tournant son tournevis ou sa clef dans le sens des aiguilles d’une montre (visser). Cela a comme impact que le manche augmente sa résistance par rapport aux cordes et donc la touche se bombe. Si on dévisse le truss rod (sens inverse au sens des aiguilles d’une montre), la résistance aux cordes diminue et la touche se creuse. C’est aussi simple que cela. ATTENTION : comme je l’ai dit plus haut, une fausse manoeuvre peut casser le truss rod (typiquement lorsque l’on visse de trop). Un truss rod cassé équivaut souvent à une guitare foutue ou à des frais de luthier importants. Allez y donc très très très très calmement : pas plus qu’un huitième de tour à la fois ! Je conseille aussi de détendre les cordes lorsque l’on tend le truss rod (lorsque l’on visse) afin que le manche se redresse déjà un peu de lui-même avant le vissage. Dernier conseil : ne forcez jamais ! Si cela résiste c’est peut-être que le truss rod est vissé à fond ou qu’il est au maximum de sa tension. En cas de doute je le répète, allez voir un professionnel qualifié.

Le réglage de la courbure du manche est un réglage qui interagit avec les autres réglages de l’instrument, notamment celui du la hauteur du chevalet. Donc il n’est pas impossible que vous ayez à revoir la hauteur des cordes après avoir ajusté le truss rod.

Gibson Explorer 7 cordes !

•21 octobre 2009 • 2 commentaires

Vu sur IHeartGuitar et sur Guitar Noize : Gibson lance une Explorer 7 cordes ! Afin de maximiser le pouvoir de destruction, des micros actifs EMG s’occuperont de transmettre les vibrations des cordes. Chaud devant ! Autre particularité : des frettes ‘jumbo’ permettront tous les excès de vitesse dont vos doigts sont capables.

Le prix annoncé pour le moment sur Thomann est de 1599 €

gibson_7strings_explorer

Gibson lance deux modèles Zakk Wylde BFG

•3 octobre 2009 • 3 commentaires

Ceux qui ne peuvent pas se payer le modèle signature de Zakk Wylde Custom Shop US pourront désormais se rabattre sur un modèle BFG ! La guitare garde la plupart des caractéristiques de sa grande soeur (touche ébène, EMG 81 et 85, repères “blocks” …) et est disponible avec le design “cible” (Bullseye) ou “disqueuse” (buzzsaw). La finition est sûrement un peu moins léchée que sur le modèle CS mais d’après le fabriquant, on garde le son et l’attitude … C’est le principal !

Zakk_Wylde_BFG

Zakk_Wylde_BFG2

Test Gibson Flying V

•19 septembre 2009 • 4 commentaires

Suite à la revente d’une partie de mon arsenal (Gibson Nighthawk, Gibson SG-Z, …), j’ai acheté une incroyable guitare : la mythique Gibson Flying V.

Avant de recevoir le paquet il y a deux semaines (premier achat d’une guitare sur le web, très content), mon expérience de la Flying V était assez limitée. J’en avais juste essayé une à l’occasion d’une petite virée du côté de Deinze. Un souvenir agréable était resté après ce premier essai et je m’étais juré que tôt ou tard la guitare en forme de V qui vole serait mienne. Malgré ce coup de cœur, j’ai pas mal hésité avant de passer commande : la forme ne passe pas inaperçu et le guitariste qui ose se pointer avec ce genre d’ovni sur scène a intérêt à assurer !

La Vee - 5 minutes après son atterissage

La Vee - 5 minutes après son atterissage

Après avoir parcouru différents forums, je me suis décidé pour la finition “Classic White” (CW), pour la teinte mais aussi pour la touche ébène qui ne vient qu’avec cette couleur (les autres couleurs se contentent d’une touche palissandre).  La touche en ébène est censée amener plus de précision au son ainsi qu’un touché plus lisse. Mais c’est aussi plus joli :-) et malheureusement un peu plus cher …

La prise en main d’une Flying V est évidemment assez particulière. Jouer assis est possible mais demande un peu d’entrainement. L’astuce pour moi consiste à bloquer l’aile inférieure entre les jambes, avec la pointe de cette aile coincée derrière le genou de la jambe droite. Après quelques heures de pratique, le geste devient naturel et l’instrument tient tout seul, même sans le tenir avec les mains (mais ça peut glisser – faudrait que je me trouve un pantalon en cuir :-P ) Debout, le maniement de la bête est très facile. Attention cependant à ne pas cogner les ailes ou la tête contre tout ce qui se trouve autour de vous (meubles, murs, pieds de micros, bassiste, …) C’est un peu plus encombrant qu’une guitare de forme plus traditionnelle. Contrairement à ce que l’on pourrait croire vu la forme, l’accès aux aigus est un peu difficile pour les deux/trois dernières cases. Petit défaut qui sera très facilement pardonné si ça sonne !

Alors justement – comment ça sonne ? Voici mon avis : la Flying V ça tue !!! Si j’ose une comparaison tout à fait subjective, voila ce qu’on pourrait reprocher à d’autres instruments mythiques (qui ont par ailleurs moult qualités que je ne liste pas ici) :

  • La Les Paul c’est gras mais ça bave trop, en plus c’est lourd
  • La SG c’est très sympa mais un peu aigu
  • La strat c’est bien mais un peu fin pour aller à la guerre
  • La tele c’est cool et polyvalent mais très sec
  • Les super-strats (Ibanez RG, Vigier, …) ça joue vite et bien mais ça manque de personnalité

Flying_V 005La Flying V montre déjà d’excellente qualités acoustiques sans ampli. Le son sort bien clair et le sustain est loooooooong … Alors je branche l’ampli … C’est énorme en disto, bien gras mais homogène, très dense. Elle remplit l’espace et ressort très bien en groupe, sans être criarde. Qualité étonnante : on peut passer d’un rythmique à un lead ou à un solo sans avoir à changer de son ! En groupe on s’entend sans devenir sourd. J’adore vraiment le micro aigu (500T, qui m’avait déjà fait bonne impression sur la SG-Z) mais le grave est excellent aussi (496R). En crunch, rien de spécial à signaler mais c’est tout bon (rock, blues et tout ce qu’on veut). En clair : ici je dirais qu’elle a quelque chose de particulier qu’on peut ne pas aimer, comme si le son était déjà égalisé avec un creux dans les mediums. Je trouve que pour les rythmiques funk ou les arpèges clairs “à la Metallica” ça fait des miracles, par contre pour des sons plus chauds jazz/accompagnement blues, c’est pas la guitare que je choisirais.

Vous aurez compris que j’aime beaucoup ma nouvelle guitare. J’ai hâte de l’amener sur scène !

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Gibson réintroduit la Nighthawk

•7 septembre 2009 • Laisser un commentaire
Gibson Nighthawk 2009

Gibson Nighthawk 2009

Incroyable … Gibson réintroduit la Nighthawk, modèle qui avait disparu du catalogue à la fin des années 90. On le retrouve légèrement modifié avec notamment un P90 en grave, à la place du mini-humbucker, et un bon vrai gros humbucker en chevalet. Tant mieux, je n’aimais pas trop les micros de l’originale, raison pour laquelle j’ai fini par revendre mon exemplaire ! Par contre, j’adorais vraiment l’ergonomie et le manche de cette guitare.

Autres changements par rapport à l’originale : un chevalet plus classique pour une Gibson (Tune-o-matic) et le switch qui se trouve à une position plus Les-Paulienne.

La finition semble superbe. Je suis impatient de poser mes mains sur cette guitare ! Ca va me rappeler de bons vieux souvenir :-)

Album de la semaine : Bumblefoot – Uncool

•6 juillet 2009 • 3 commentaires

bbfoot_uncool

Avant d’être recruté par Axl Rose afin de devenir le soliste de Guns ‘n Roses, Ron Thal (aka Bumblefoot) avait déjà conquis le monde de la guitare avec une petite dizaine d’albums assez fameux. Uncool, sorti en 2002, marie des styles à priori antagonistes, peut-être même incompatibles pour le commun des musiciens : ska, lounge, crooner, heavy/urban/doom metal, world music, country, … Mais le plus impressionnant n’est pas ici le mélange des styles, mais surtout la manière avec laquelle ces styles se succèdent à l’intérieur même de chaque chanson, aussi naturellement que le couplet succèderait au refrain dans une chanson “normale”. Les changements sont brutaux mais toujours maîtrisés.

Ron Thal se montre à la hauteur dans ses compos, à la guitare, à la guitare fretless et au chant… Un pur génie !

Voici le clip de T Jonez pour vous faire une idée :