Voici la review d’une telecaster qu’on m’a prêtée, pas n’importe quelle telecaster : une US Vintage ‘62 “Thin Skin”.
Il s’agit d’un modèle limité qui s’apparente aux Fender US Vintage mais avec quelques aménagements “modernes” qui en font du coup un instrument jouable et conforme aux critères actuels de qualité – en tout cas conforme à mes critères de qualité
Les habitués de mon blog savent que je suis horripilé par le caractère excessivement vintage de certains instruments fabriqués aujourd’hui … Je ne suis pas de ceux qui aiment laisser le confort de côté juste pour avoir un instrument identique à ceux fabriqués dans les années 50 ou 60. Ceci dit, je trouve quand même aux instruments vintage certaines qualités, et donc l’idée d’une série “vintage aménagée” me semble intéressante !
On sent dès l’ouverture de l’étui que cette telecaster conserve tout son cachet vintage authentique. Peut-être que cela est dû au vernis épais sur le dos du manche ou aux mécaniques traditionnelles mais efficaces ? Peut être que cela est dû aussi au chevalet qui offre la possibilité de monter son capot en “cendrier” ou au micro aigu traditionnel qui laisse apparaître son bobinage ? Alors, qu’est ce que l’avènement du XXIe siècle a-t-il bien pu amener à ce modèle mythique ?
Énorme et principale évolution bien que très discrète visuellement : le manche et le profil de touche. Nous avons ici un manche assez fin pour une tele, et surtout, une touche pas trop bombée (radius 9.5″) avec des frettes plutôt larges (medium jumbo – Dunlop 6105). Ce manche est fantastique ! Confortable comme celui d’une guitare moderne, avec une action raisonnable ! Les bends sont un vrai plaisir et le guitariste peut se laisser aller à la vitesse, aux démanchés, au tapping. Ce manche est clairement un de mes préférés pour les soirées calmes où je ne prends pas la peine d’allumer mon ampli. Par rapport à des manches tout à fait modernes, j’apprécie particulièrement le feeling du vernis qui reste lui bien vintage. Le jeu “unplugged” est aussi favorisé par la bonne résonance du corps, bien lourd et massif comme sur toute tele qui se respecte ! Autre évolution par rapport à l’inspiratrice de 1962, les micros sont des “custom” spécialement (sur)bobinés pour cette édition limitée. Ils offrent un volume de sortie un peu plus important par rapport aux modèles historiques. Pas encore de quoi reprendre le répertoire de Pantera, mais le petit surplus est appréciable pour un peu plus de polyvalence rock.
La finition “Lake Placid Blue” est discrètement pailletée – très très très joli et pas tape-à-l’œil. Le vernis peu épais est appliqué en fines couches, ce qui est censé amener une meilleure résonance (le corps en aulne respire et vibre librement) et donne le nom “thin skin” à la série. En plus des aménagements propres à cette série spéciale, le propriétaire de l’exemplaire que j’ai eu la chance de tester pendant quelques jours a remplacé le pickguard original blanc par un modèle noir. Les 3 doubles pontets du chevalet ont également été remplacés par des pontets compensés Wilkinson pour une meilleur intonation et un meilleur confort (pas de vis acérées pour attaquer le plat de votre main droite).
Cette guitare permet au guitariste polystylistique de tout jouer chez lui et est vraiment un outil d’étude parfait (Chérie tu me l’offres ? Elle est à vendre …) Sur scène, il pourra faire du jazz (j’ai toujours trouvé le micro manche des telecaster impeccable pour cela), du blues (avec un son incisif marqué telecaster), de la pop, du rock … Je pense qu’il s’agit de l’instrument idéal pour ceux que les montagnes de saturation n’intéressent pas ! 10 sur 10 à mon ranking personnel. Cette guitare est donc à vendre (JT ne sait pas ce qu’il fait …) si vous êtes intéressés contactez JT, je toucherai une commission énorme. Comment ça “on a jamais parlé de ça” ?






Sonic Youth, ce n’est pas exactement ma tasse de thé. Il faut dire que je rédige cet article en écoutant le dernier album de Slayer. Ceci explique peut être cela 


J’avais déjà expliqué il y a longtemps comment
Le rôle de cette tige métallique est d’amener une certaine stabilité au bois : en ajoutant du métal quasiment inaltérable au coeur du manche, on l’empêche de bouger. De plus, la tige une fois tendue dans le manche à l’aide d’un pas de vis lutte contre la traction des cordes. Au plus la tige est tendue, ou plus elle va aider le bois à lutter contre la tension des cordes. Si on la détend, elle laissera plus les cordes tirer sur le bois et donc la touche se creusera. Le pas de vis et donc la tension du truss rod s’ajuste généralement du côté de la tête à l’aide d’une clef Allen, d’un tournevis cruciforme ou d’une douille. Il arrive parfois, surtout sur les instruments vintage à manche vissé (ou d’inspiration vintage), que l’accès au réglage du truss rod se fasse du côté de la jonction corps manche.



La Flying V montre déjà d’excellente qualités acoustiques sans ampli. Le son sort bien clair et le sustain est loooooooong … Alors je branche l’ampli … C’est énorme en disto, bien gras mais homogène, très dense. Elle remplit l’espace et ressort très bien en groupe, sans être criarde. Qualité étonnante : on peut passer d’un rythmique à un lead ou à un solo sans avoir à changer de son ! En groupe on s’entend sans devenir sourd. J’adore vraiment le micro aigu (500T, qui m’avait déjà fait bonne impression sur la SG-Z) mais le grave est excellent aussi (496R). En crunch, rien de spécial à signaler mais c’est tout bon (rock, blues et tout ce qu’on veut). En clair : ici je dirais qu’elle a quelque chose de particulier qu’on peut ne pas aimer, comme si le son était déjà égalisé avec un creux dans les mediums. Je trouve que pour les rythmiques funk ou les arpèges clairs “à la Metallica” ça fait des miracles, par contre pour des sons plus chauds jazz/accompagnement blues, c’est pas la guitare que je choisirais.








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