Remplacement des tubes d’un ENGL Screamer

•16 janvier 2010 • 2 commentaires

Le weekend passé, j’ai ajouté une corde à mon arc de technicien ès guitares : j’ai appris à retuber un ampli ! Cela fait à peu près 5 ans que j’ai un ampli ENGL Screamer et, après tout ce temps, je me suis dit qu’un nouveau jeu de lampes serait le bienvenu !

Le Screamer, ma SG et moi sur scène à Liège avec Shyver

Tout d’abord, commençons par présenter cet ampli de fabrication allemande. Il s’agit d’un ampli tout lampes. Il répond bien à l’idée que l’on peut se faire d’un produit germanique : solide comme un roc (avec notamment une grille de protection du baffle impressionnante), lourd comme un âne, prêt à encaisser les années sans sourciller. Le combo déploie 50 watts, largement de quoi rendre sourd votre groupe ou le public d’une salle de taille moyenne. En groupe, je joue avec le master à max 3 sur 10, et je n’ai jamais dépassé 6 sur 10 de peur de provoquer un cataclysme global. L’ampli est équipé de deux canaux (clair et lead) avec un boost pour chaque canal (crunch pour le canal clair, heavy lead pour le lead). Une reverb et un HP Celestion « Vintage 30″ viennent compléter le tableau.

Cet ampli sonne très bien et j’en ai toujours été pleinement satisfait ! Après avoir essayé pas mal de combos tout lampes (Marshall, Laney, Rivera, Peavey, Fender, …), j’avais choisi le ENGL car il était selon moi le seul à donner un très bon son lead à un volume modéré, ce qui me semblait très important pour jouer en groupe. L’ampli possède également beaucoup d’aigus, ce qui lui permet de facilement « passer » au milieu des autres instruments, mais peut être parfois ressenti comme un peu strident. Certains lui trouvent un peu de froideur dans les sons clairs, on lui reproche aussi un manque de nuance en crunch … Ok pour le clair un peu froid, la résonance est un peu sèche avec quelque chose qui me fait penser au toc toc du verre épais lorsqu’on le tapote … (verre, vase) mais ce n’est pas dérangeant en groupe, cela reste très exploitable, et le switch « bright » permet d’atténuer ce défaut. Pour le crunch, je ne suis pas d’accord : c’est tout bon si on sait régler la bête et le volume d’entrée qu’on lui envoie.

Pour vous donner une idée de la qualité générale de l’ampli, j’ai enregistré une démo il y a quelques années dans un studio. L’ingé-son trouvait que le son de mon combo valait bien les meilleurs Boogies et Marshalls qu’il avait vu passer.

Après quelques années de bons et loyaux services donc, je me suis mis en recherche de nouveau tubes. Après avoir surfé le web à la recherche de deux 6L6 (tubes de puissance) et de quatre 12 AX7 (trois pour le préamp, une pour l’inversion de phase), j’ai trouvé le site Eurotubes qui propose des lampes JJ (Slovaquie) de première qualité. Le dealer, basé à Milwaukie, près de Portland (Oregon), vend quasiment exclusivement la marque JJ car selon eux, elle offre des tubes de meilleure qualité que les tubes russes ou chinois. Chaque tube est vérifié et testé afin d’être sûr de ses différents paramètres avant de ls vendre. Cela permet de proposer LE bon tube pour chaque application. De plus, Eurotubes propose des kits pour quasiment chaque ampli (une petite vingtaine de marques quand même, des centaines de modèles) et pour chaque modèle, plusieurs options (normal, high gain, clean, …), ceci afin de pouvoir modifier le caractère de son ampli.

Le ENGL désossé, connecté au multimètre via le tube probe

Puisque je suis un barbare et que je voulais un son plus massif dans la distorsion, j’ai choisi un retube kit « high gain », ceci après avoir échangé une dizaine d’emails avec Eurotubes. Ils ont été vraiment très serviables, m’ont aidé à choisir les tubes et m’ont donné toutes les explications techniques pour l’opération de remplacement. J’ai dû également acheter un tube probe afin de pouvoir régler le bias de l’ampli (tubes de puissance). Un tube probe est une espèce de rallonge du socket pour un tube de puissance, il se connecte à l’ampli, à la lampe et à un multimètre qui permettra de régler l’intensité du courant qui circulera dans la lampe via un petit potentiomètre à l’intérieur même de l’ampli. Eurotube m’a patiemment expliqué par email comment calculer la valeur à atteindre (en milliampères) en me basant sur la tension et la résistance (simple application de la loi d’Ohm : I = U/R) Je préfère ne pas me lancer ici dans des explications plus techniques car remplacer les tubes d’un ampli est une opération délicate, mais surtout DANGEREUSE : l’intensité des courants qui circulent dans un ampli suffit largement à tuer un être humain, régler le bias nécessite de triturer l’ampli avec tous ses composants à l’air … , il faut être très prudent, et je préfère laisser aux revendeurs de tubes le soin et la responsabilité de fournir les explications. En cas de doute, il existe des techniciens qui peuvent vous remplacer les tubes de puissance de votre ampli et le régler pour une somme assez modique.

Un tube 6L6 sur le tube probe

Alors, comment ça sonne après modification ? Et bien ça sonne WHAAAAAAAW ! Le gros crunch est devenu très massif. Plus moderne, plus gras, plus proche du ENGL Powerball ou de l’ampli signature de Richie Blackmore, … Le son est devenu un peu moins strident et passe toujours très bien en groupe. Je suis vraiment très content de ce nouveau gros crunch ! De plus, le son clair s’en est trouvé amélioré également ! La résonance un peu toc toc donc je parlais plus haut a laissé la place à quelque chose de plus cristallin et, paradoxalement, un peu plus doux également.

Le fait de remplacer les tubes d’un ampli tout lampes me faisait un peu peur il y a encore deux semaines, mais aujourd’hui je ne regrette pas du tout ! J’ai appris quelque chose et surtout mon ampli ENGL Screamer sonne encore mieux qu’avant ! Remplacer les tubes peut améliorer vos amplis !

Kiwikiller au DNA (BXL), 27 février 2010

•15 janvier 2010 • Un commentaire

Kiwikiller sera en concert ce samedi 27 février au DNA, en plein centre de Bruxelles. Depuis notre dernier concert, de nouvelles chansons très rock et bien grasses sont venues étoffer notre répertoire. Alors venez nombreux vous faire nettoyer les conduits auditifs !

Les Français Tourquennois de Obdurate ouvriront pour nous avec leur gros punk énervé. Attention, ce sont des bêtes de scène ! Va falloir qu’on se montre à la hauteur !

1000 fois merci à Nicolas Jandrain (Visualmeta4/Emakina) pour l’affiche.

Venez tous !

Evénement Facebook : http://www.facebook.com/#/event.php?eid=265390213192&ref=nf

Test Groove Street Buffer/Booster by Ed’s Custom Shop

•2 janvier 2010 • Un commentaire

L’année 2009 fut excellente en ce qui me concerne – j’espère que vous pouvez faire la même constatation, que l’année 2010 vous permettra de réaliser tous vos vœux et que le monde vivra en paix en 2010 ! Plein de choses fabuleuses se sont passées pour moi en 2009, dont la plus fabuleuses de toutes fût certainement la naissance de notre petit Gabriel ! Une telle année ne pouvait se terminer autrement que sur une note musicale positive et surprenante.

Voila donc que lors de ma dernière visite chez Groove Street, Edwin me propose de tester la ligne de pédales qu’il met au point en collaboration avec un autre Edwin, du Ed’s Custom Shop. Youpie ! Pour le moment, la ligne de produits se limite je crois à une A/B Box, un Buffer/Booster et à une pédale de disto – mais je pense savoir que d’autres pédales sont en préparation (delay analogique, vibe …) Toutes les pédales du Custom Shop de Ed sont faites à la main, une par une, avec amour et patience – le fruit d’un véritable travail d’artisan : point-to-point, pas de circuit boards, pas de robots. Les composants sont de la meilleure qualité possible : switch Cliff, Jacks Switchcraft, potentiomètres Alpha, … On a bien là affaire à du « boutique » !

Edwin (celui de Groove Street) me permet d’essayer le Buffer/Booster – j’espère déjà pouvoir bientôt essayer les autres ! Le look de la pédale est un rien austère : métallique, noir avec les inscriptions collées en « Dymo ». La bonne nouvelle est que, comme c’est du custom véritable, je pense qu’en demandant gentiment, on peut avoir le buffer/booster dans n’importe quelle boîte ! Ceci dit, celle qui est proposée par défaut semble indestructible. Un seul gros bouton permet de régler le niveau de clean boost lorsque l’effet est enclenché. Le bouton est suffisamment gros et isolé pour pouvoir être réglé au pied, en cours de jeu. Pratique ! Le boost est musical (à cause du transistor mosfet nous dit la notice détaillée), très clean (pas de saturation) et silencieux (pas ou presque pas de souffle). Il permet de faire ressortir votre son par exemple au moment des solos en fournissant à votre ampli le niveau d’entrée qui va lui faire sortir ses tripes par le HP ! Le clean boost a également un impact sur le son des pédales qui le suivent, notamment les whas, des distos et des overdrives, … Toutes sortes de combinaisons sont possibles, et comme j’aime empiler les pédales de saturations, un peu à la manière de Billy Gibbons, je m’en donne à cœur joie. Mon overdrive T-Rex Alberta est encore toute bleue du niveau d’entrée qu’elle s’est pris en pleine poire ! Au hasard de mes expérimentations, je suis arrivé à produire une son ressemblant à une wha fixe (genre « Money For Nothing« ) avec seulement le booster et l’Alberta.

Une fois la pédale éteinte, elle continue à travailler malgré son led éteint. Elle ne prend jamais de vacances ! Elle fonctionne alors comme buffer, c’est à dire qu’elle va rendre le son qui la traverse plus apte à attaquer les longues chaînes de pédales sans dégradation (cela à quelque chose à voir notamment avec l’impédance qui s’en trouve modifiée, mais je ne me risquerai pas dans une explication détaillée). Le buffer est très utile pour ceux qui, comme moi, ont de longues chaines de pédales, avec des câbles pas toujours de très bonne facture. Vu ce rôle de buffer, il est préférable de mettre la pédale en début de chaîne. Lors du test avec mon groupe, j’ai dû faire face en début de répèt à un larsen qui je pense était provoqué par le buffer (pédale éteinte) : mon son saturé « heavy » est en effet très « heavy » et le buffer a ajouté le petit plus qui a fait que le larsen partait presque tout seul. Après avoir revu légèrement les réglages de mon ampli, le larsen a disparu.

Un buffer/booster est à la fois une pédale discrète et presque indispensable. Discrète car elle n’engendre pas d’effet spectaculaire comme une disto, un delay, un flanger … mais indispensable car le volume et la qualité du signal sont les éléments de base du son ! Bref je la garderais bien cette petite boîte noire … et si vous êtes de passage à Bruxelles, je vous invite à aller faire un tour chez Groove Street pour essayer des pédales. Edwin a en stock tout ce qui se fait de mieux : Homebrew Electronics, Barber, EHX, MXR, Dunlop, Jacques, EMMA, Empress, Diamond, Fulltone, Death by Audio, Catalinbread, Big John, Z.Vex, … et des dizaines d’autres marques ! The place to be !

Gagnez un Pickguard de Guitare Personnalisé par Didier Guyot-Viviane

•29 décembre 2009 • 5 commentaires

Muzicosphere offre la possibilité de gagner une pickguard « custom » par le graphiste/guitariste Didier Guyot-Viviane. Allez vite faire un tour sur son site, ça donne envie de pimper sa guitare !
Le gagnant du concours Muzicosphere pourra choisir un pickguard strat, tele, Les Paul, … et briefer l’artiste pour qu’il lui prépare le pickguard de ses rêves (type de visuel, …)

Que voila un joli cadeau pour les Fêtes !

Test Fender American Vintage « Thin Skin » 62 Telecaster

•14 décembre 2009 • 6 commentaires

Voici la review d’une telecaster qu’on m’a prêtée, pas n’importe quelle telecaster : une US Vintage ‘62 « Thin Skin ».

Il s’agit d’un modèle limité qui s’apparente aux Fender US Vintage mais avec quelques aménagements « modernes » qui en font du coup un instrument jouable et conforme aux critères actuels de qualité – en tout cas conforme à mes critères de qualité ;-)   Les habitués de mon blog savent que je suis horripilé par le caractère excessivement vintage de certains instruments fabriqués aujourd’hui … Je ne suis pas de ceux qui aiment laisser le confort de côté juste pour avoir un instrument identique à ceux fabriqués dans les années 50 ou 60. Ceci dit, je trouve quand même aux instruments vintage certaines qualités, et donc l’idée d’une série « vintage aménagée » me semble intéressante !

On sent dès l’ouverture de l’étui que cette telecaster conserve tout son cachet vintage authentique. Peut-être que cela est dû au vernis épais sur le dos du manche ou aux mécaniques traditionnelles mais efficaces ? Peut être que cela est dû aussi au chevalet qui offre la possibilité de monter son capot en « cendrier » ou au micro aigu traditionnel qui laisse apparaître son bobinage ? Alors, qu’est ce que l’avènement du XXIe siècle a-t-il bien pu amener à ce modèle mythique ?

Énorme et principale évolution bien que très discrète visuellement : le manche et le profil de touche. Nous avons ici un manche assez fin pour une tele, et surtout, une touche pas trop bombée (radius 9.5″) avec des frettes plutôt larges (medium jumbo – Dunlop 6105). Ce manche est fantastique ! Confortable comme celui d’une guitare moderne, avec une action raisonnable ! Les bends sont un vrai plaisir et le guitariste peut se laisser aller à la vitesse, aux démanchés, au tapping. Ce manche est clairement un de mes préférés pour les soirées calmes où je ne prends pas la peine d’allumer mon ampli. Par rapport à des manches tout à fait modernes, j’apprécie particulièrement le feeling du vernis qui reste lui bien vintage. Le jeu « unplugged » est aussi favorisé par la bonne résonance du corps, bien lourd et massif comme sur toute tele qui se respecte ! Autre évolution par rapport à l’inspiratrice de 1962, les micros sont des « custom » spécialement (sur)bobinés pour cette édition limitée. Ils offrent un volume de sortie un peu plus important par rapport aux modèles historiques. Pas encore de quoi reprendre le répertoire de Pantera, mais le petit surplus est appréciable pour un peu plus de polyvalence rock.

La finition « Lake Placid Blue » est discrètement pailletée – très très très joli et pas tape-à-l’œil. Le vernis peu épais est appliqué en fines couches, ce qui est censé amener une meilleure résonance (le corps en aulne respire et vibre librement) et donne le nom « thin skin » à la série. En plus des aménagements propres à cette série spéciale, le propriétaire de l’exemplaire que j’ai eu la chance de tester pendant quelques jours a remplacé le pickguard original blanc par un modèle noir. Les 3 doubles pontets du chevalet ont également été remplacés par des pontets compensés Wilkinson pour une meilleur intonation et un meilleur confort (pas de vis acérées pour attaquer le plat de votre main droite).

Pontets compensés Wilkinson (montés) et pontets originaux

Cette guitare permet au guitariste polystylistique de tout jouer chez lui et est vraiment un outil d’étude parfait (Chérie tu me l’offres ? Elle est à vendre …) Sur scène, il pourra faire du jazz (j’ai toujours trouvé le micro manche des telecaster impeccable pour cela), du blues (avec un son incisif marqué telecaster), de la pop, du rock … Je pense qu’il s’agit de l’instrument idéal pour ceux que les montagnes de saturation n’intéressent pas ! 10 sur 10 à mon ranking personnel. Cette guitare est donc à vendre (JT ne sait pas ce qu’il fait …) si vous êtes intéressés contactez JT, je toucherai une commission énorme. Comment ça « on a jamais parlé de ça » ?

Joe Bonamassa à l’Ancienne Belgique

•27 novembre 2009 • 4 commentaires

Ce mercredi soir, j’ai lâchement abandonné ma petite famille pour me rendre au concert que Joe Bonamassa donnait à l’Ancienne Belgique. L’américain a la réputation d’être un des meilleurs parmi les guitaristes « blues-rock » et je peux maintenant vous confirmer que cette réputation est loin d’être usurpée ! Au niveau de ses influences, Joe cite Eric Clapton, Rory Gallagher, Stevie Ray Vaughan, Gary Moore, … (très marqué sur certains slows l’influence de Gary Moore). Comme beaucoup d’autres, je lui trouve aussi des ressemblances très fortes avec Eric Johnson (petits licks très rapides avec un son flûté)

Le concert commence par une surprise : Joe monte sur scène avec une Music Man John Petrucci, alors que tout le monde s’attendait à voir la Les Paul Gold Top signature du guitariste. Ce choix n’est pas dû à un revirement stylistique de dernière minute, mais plutôt au choix de la chanson d’ouverture, « The Ballad of John Henry » qui bastonne quand même pas mal avec un accordage en si (2 tons 1/2 plus bas que l’accordage standard). Quelques minutes plus tard, Joe rend la Music Man et c’est alors un défilé de Les Paul’s qui commence – je pense en avoir compté 3 dont la fameuse Gold Top. De temps en temps Joe rend les Gibsons et nous régale avec une série impressionnante de Music Man’s : Albert Lee 3 HB (la guitare qui selon moi sonnait le mieux hier soir sur « Bridge to Better Days »), 25th Anniversary Guitar, double manche … Je dois dire avoir été assez impressionné par le son des Music Man’s hier soir, moins gras que celui des Gibsons … mais quelle clarté et quelle musicalité ! Vers les deux-tiers du concert, Joe nous a aussi sorti une acoustique Yamaha … un rien trop longtemps selon moi d’ailleurs. J’ai fini par être lassé par les petits runs acoustiques rapides à la Paul Gilbert/Al Di Meola … rapides mais hélas parfois légèrement approximatifs. En toute fin de set et pour finir en beauté, Joe prends une Flying V et vient nous claquer un bon gros « Just Got Paid », puissant et original, en plein dans la tronche.

D’une manière générale, on ne peut être que très impressionné par la maîtrise technique de Joe. Tous les bends sont impeccables, chaque note est un petit bijou. Encore une fois, je me suis rendu compte que l’effet le plus important du bluesman est son bouton de volume. Joe y chipote quasiment après chaque phrase. Pour ne rien gâcher, Joe chante bien ! Deux petits reproches que l’on peut néanmoins lui faire, histoire de faire le difficile. D’abord, le guitariste est sans doute trop timide et il a du mal à enflammer son public. Entre les chansons, j’ai seulement recensé deux « Thank you » pendant la première heure du concert. Heureusement, il s’est un peu plus lâché sur la fin. Second petit reproche : je trouve que le set manque un peu de relief. Cela est plus dû aux chansons qu’à la prestation en elle-même, mais je pense qu’on peut dire que tout se ressemble un peu au niveau de l’ambiance.

Mais cela ne m’a pas empêché de passer une très bonne soirée hier et cela m’a aussi donné envie d’un peu baisser le gain sur mon ampli et de réécouter des CD’s dans la section « calme » de mon iTunes : Clapton, Eric Johnson, Johnny Lang, … et bien sûr Joe Bonamassa !

PS: Hartelijk Bedankt aan Tom Verstappen voor de photos !

EDIT : voici un autre compte rendu, celui de Philippe, avec de magnifiques photos – http://philmaq.skyrock.com/2706342196-JOE-BONAMASSA-Bruxelles-Ancienne-Belgique-25-novembre.html

Test Fender Jazzmaster Lee Ranaldo

•12 novembre 2009 • 2 commentaires

jazzmaster 003_petitSonic Youth, ce n’est pas exactement ma tasse de thé. Il faut dire que je rédige cet article en écoutant le dernier album de Slayer. Ceci explique peut être cela :-D J’aurais du mal à vous citer un album ou une chanson de Sonic Youth. J’ai essayé de m’y intéresser mais je n’ai jamais accroché. Qu’à cela ne tienne ! Nous testons aujourd’hui la Fender Jazzmaster signature d’un des guitariste du groupe : Lee Ranaldo.

La guitare est plutôt jolie et d’aspect original. Elle est équipée de deux humbuckers Fender « Wide Range » que j’avais déjà apprécié sur une Telecaster Custom vintage (même si ce n’était pas tout à fait le même micro, d’ailleurs le son est assez différent). On remarque encore un contrôle de volume, pas de tonalité (pour quoi faire ?), un vibrato Jazzmaster et des pontets Mustang (plus performants que ceux des Jazzmasters), une plaque de protection alu très classe et une tête noire équipée de mécaniques vintage avec la signature de Lee Ranaldo au verso. Le dos du manche est revêtu d’une bonne grosse couche de vernis comme je les aime. Très agréable et satiné (plutôt que brillant comme c’est généralement le cas). Seule ombre au tableau : la touche est fort bombée et les frettes sont petites et vintage. Cela provoque pour moi un petit inconfort. J’aurais préféré une touche plus plate est des frettes plus modernes. Il semble que le modèle signature de Thurston Moore (l’autre guitariste de Sonic Youth, qui a aussi sa Jazzmaster signature) a un manche plus moderne, mais on perd sur cet autre modèle les humbuckers.

Le vibrato mérite qu’on s’y attarde. Il tient plutôt bien l’accord, très bien même pour un vibrato qui n’est pas à blocage. Il est équipé d’un système appelé trem-lock. Celui ci permet de maintenir l’accord si une corde lâche, en empêchant le bloc vibrato de partir en arrière. Plus ou moins utile … Si j’étais ingénieur chez Fender je modifierais le système pour que le bloc vibrato ne parte pas en avant en cas de bends (je pense que je tiens l’idée du siècle là :-) )

A vide, la guitare sonne bien. Le diapason long offre des sensations typiquement fenderiennes. Ca claque mais avec une bonne résonnance. Les sons clairs confirment la bonne première impression. Mais c’est avec un bon crunch que la guitare va vraiment faire entendre ses possibilités. Le son est bien grumeleux et très organique. On est très loin d’un son lisse, la guitare ne joue pas toute seule, elle demande à ce qu’on lui rentre un peu dedans pour donner le meilleur d’elle même. Les humbuckers étendent le registre habituel des Fender : on peut faire du lourd avec cette guitare ! Cela rend pour moi encore plus dommage le fait que le manche est un peu abrupt, car les envies de partir en solo sont vite freinées. Autre petit détail qui pourrait être amélioré à mon avis : je trouve que les micros sont un peu trop semblables, surtout en saturation … Mais ce petit manque de contraste n’enlève bien sûr rien à la qualité du son de l’engin … donc pas grave !

Bref, pas besoin d’être fan de Sonic Youth pour apprécier cette guitare. Je serais curieux d’un jour tester la Thurston Moore afin de voir ce qu’un manche plus moderne peut apporter à la Jazzmaster.

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Fender Wide Range et pontets Mustang

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Mécaniques vintage et signature de Lee Ranaldo

Gibson Shark Fin

•5 novembre 2009 • Laisser un commentaire

Gibson semble prendre une nouvelle direction plus ambitieuse et novatrice que ce à quoi la marque nous avait habitués. Toutes les deux semaines des modèles apparaissent ! Voici aujourd’hui la Shark Fin (les dents de la mer, ça va saigner) : déclinaison de l’Explorer mais en clairement plus surprenant et moderne. Nul doute que Gibson tente de ravir des parts de marché à ses concurrents ESP, Jackson, …

 

Gibson_Shark_Fin

 

Autre nouveauté remarquée à l’occasion d’un petit tour sur le site : une Gibson Les Paul pas Custom Shop mais avec micro piezo et EMG-85’s. Personnellement je trouve que ce vent frais qui souffle sur le catalogue fait beaucoup de bien !

DIY – Réglage de la courbure du manche (Truss Rod)

•28 octobre 2009 • Laisser un commentaire

truss_rodJ’avais déjà expliqué il y a longtemps comment régler l’intonation et comment ajuster la hauteur des micros, voici maintenant un post qui va vous apprendre à régler la courbure du manche. ATTENTION : le réglage du truss rod est un réglage très délicat. Une fausse manoeuvre peut provoquer la rupture du truss rod et donc la ruine de votre instrument. A la moindre hésitation, allez voir le luthier !

Commençons par expliquer en quoi le réglage de la courbure du manche est nécessaire. Un manche de guitare est fait de bois et comme toute matière vivante, le bois bouge. Il se dilate, il se contracte … Ces mouvements entrainent des modifications assez importantes sur le confort de jeu, notamment au niveau de la hauteur des cordes. En fonction de la température, de l’humidité, … le manche opposera plus ou moins de résistance à la tension exercée par les cordes. Si le manche « mollit » et oppose moins de résistance, il aura tendance à partir en avant (vers les cordes) et la touche se creusera. Si le bois se met subitement à opposer plus de résistance, à se durcir, à se tendre, … la touche va plutôt se bomber.

Remarquez au passage qu’une touche bombée est un gros problème car, si je frette disons la 3ème case, les frettes du milieu du manche se retrouveront entre ma 3ème frette et mon chevalet. Cela provoquera au mieux de la « frisouille », au pire, la corde ne sonnera pas du tout. A contrario, si ma touche est creusée et que je frette en milieu de manche, les dernières frettes (aux alentours de la 21e, 22e ou 24e frette selon le nombre de cases du manche) pourraient empêcher la corde de vibrer, en fonction de la hauteur du chevalet (si le chevalet est suffisamment haut par rapport au plan de la touche et si la touche est seulement très légèrement creusée, cela ne se produira pas).

Ok, vous avez compris qu’un manche ça bouge et sans doute déduit du précédent paragraphe que maintenir une touche très légèrement creusée ou plate est l’idéal. Mais comment faire puisque mon manche bouge à la moindre variation climatique ?

C’est ici qu’intervient le fameux truss rod. Le truss rod est une tige de métal qui se trouve à l’intérieur du manche. Elle commence à la tête et se termine tout au bout de la touche, près du micro manche de votre guitare.

795px-Guitar_neck.svgLe rôle de cette tige métallique est d’amener une certaine stabilité au bois : en ajoutant du métal quasiment inaltérable au coeur du manche, on l’empêche de bouger. De plus, la tige une fois tendue dans le manche à l’aide d’un pas de vis lutte contre la traction des cordes. Au plus la tige est tendue, ou plus elle va aider le bois à lutter contre la tension des cordes. Si on la détend, elle laissera plus les cordes tirer sur le bois et donc la touche se creusera. Le pas de vis et donc la tension du truss rod s’ajuste généralement du côté de la tête à l’aide d’une clef Allen, d’un tournevis cruciforme ou d’une douille. Il arrive parfois, surtout sur les instruments vintage à manche vissé (ou d’inspiration vintage), que l’accès au réglage du truss rod se fasse du côté de la jonction corps manche.

Comme évoqué plus haut, idéalement on réglera le truss rod pour que la touche soit très légèrement creusée. Certaines guitares peuvent également être réglées avec une touche parfaitement plane. Je pense que le léger creux de la touche permet aux cordes de vibrer sans toucher les frettes qui se trouvent entre la case frettée et le chevalet. Ce léger creux doit aussi permettre aux cordes de continuer à vibrer lorsqu’on effectue un bend dessus, particulièrement sur les instruments plutôt vintage qui ont un profil de frettes assez bombées (radius court), par opposition aux touches plus modernes qui sont parfaitement plates (radius infini) – plus d’infos sur le radius ici.

Sur toutes les guitares que j’ai réglées jusqu’ici, on tend le truss rod en tournant son tournevis ou sa clef dans le sens des aiguilles d’une montre (visser). Cela a comme impact que le manche augmente sa résistance par rapport aux cordes et donc la touche se bombe. Si on dévisse le truss rod (sens inverse au sens des aiguilles d’une montre), la résistance aux cordes diminue et la touche se creuse. C’est aussi simple que cela. ATTENTION : comme je l’ai dit plus haut, une fausse manoeuvre peut casser le truss rod (typiquement lorsque l’on visse de trop). Un truss rod cassé équivaut souvent à une guitare foutue ou à des frais de luthier importants. Allez y donc très très très très calmement : pas plus qu’un huitième de tour à la fois ! Je conseille aussi de détendre les cordes lorsque l’on tend le truss rod (lorsque l’on visse) afin que le manche se redresse déjà un peu de lui-même avant le vissage. Dernier conseil : ne forcez jamais ! Si cela résiste c’est peut-être que le truss rod est vissé à fond ou qu’il est au maximum de sa tension. En cas de doute je le répète, allez voir un professionnel qualifié.

Le réglage de la courbure du manche est un réglage qui interagit avec les autres réglages de l’instrument, notamment celui du la hauteur du chevalet. Donc il n’est pas impossible que vous ayez à revoir la hauteur des cordes après avoir ajusté le truss rod.

Gibson Explorer 7 cordes !

•21 octobre 2009 • 2 commentaires

Vu sur IHeartGuitar et sur Guitar Noize : Gibson lance une Explorer 7 cordes ! Afin de maximiser le pouvoir de destruction, des micros actifs EMG s’occuperont de transmettre les vibrations des cordes. Chaud devant ! Autre particularité : des frettes ‘jumbo’ permettront tous les excès de vitesse dont vos doigts sont capables.

Le prix annoncé pour le moment sur Thomann est de 1599 €

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