Test Maton MS500/HC

•13 septembre 2010 • 6 commentaires

Voici encore une magnifique guitare qui fut un temps dans la collection de mon co-guitariste au sein de Kiwikiller. Le bougre apprécie Josh Homme et le stoner, c’est donc tout naturellement qu’il s’était mis à la recherche du stand des guitares Maton lors de notre dernière visite au MusikMesse de Francfort. Le stand avait été découvert un peu à l’écart. Un regard et ce fut le coup de foudre …

Il faut dire que cette belle australienne a de quoi faire chavirer les cœurs. La lutherie est superbe. Je n’ai pas eu l’occasion de croiser souvent une pareille guitare, avec une finition si parfaite. La table en blackwood (sorte d’acacia australien) est magnifique, la découpe de l’ouïe supérieure est un chef d’œuvre de lutherie à elle seule. Le manche en érable présente un vernis fin et satiné ; le bois est régulier dans ses fines veinures, et l’alignement du fil du bois, absolument perpendiculaire au manche, est un gage de bonne transmission des vibrations. La touche en palissandre nous change de ce qu’on a pu voir ces dernières années chez des marques pourtant prestigieuses … Le manche est fixé au corps par une toute petite plaque percées de  quatre vis. Une grosse plaque de plastique blanc supporte les deux micros Maton, les boutons de contrôle de volume et de tonalité, un switch pour splitter le humbucker aigu, et un drôle de sélecteur rotatif pour le choix des micros.

La prise en main de cette guitare est un rien déroutante. On a un diapason plutôt court (24.5″), ce qui n’est pas en soi un problème, mais du coup j’ai l’impression que ma position de jeu est légèrement décalée vers la droite. Le manche a un toucher tellement satiné que j’ai, au début seulement, un tout petit peu de mal à bien prendre mes appuis. Le sélecteur de micro rotatif qui me semblait un peu étrange au sortir de l’étui est en fait très pratique ! Bien plus que les tout petits switches de type Fender. En plus, ça a de la gueule, surtout avec les libellés « Hi-Fi » (micro aigu), « Cool » (micro manche) et « Midway » (les deux ensemble). Après une demi-heure de jeu, je suis habitué à la bestiole et à ses petites particularités et je peux commencer à la faire rugir !

Cette guitare est distinguée, mais elle a aussi du caractère ! Le sustain est très long (malgré le talon qui m’avait semblé si petit). Les micros sont géniaux. J’apprécie leur capacité à retranscrire les nuances de jeu, sans jamais être criards.  Avec une bonne petite saturation, on aime le côté grumeleux du son. Bien réglée, la guitare n’est jamais mise en difficulté par les dissonances bendées que je lui inflige. Elle réagit toujours bien et retombe sur ses pattes sans problème. Du blues au stoner, cette guitare est parfaite. Comme souvent sur ce type d’instrument, l’extrême ne lui conviendra pas. Elle n’est pas faite pour le metal et le shred, ou plutôt disons qu’on lui préfèrera d’autres guitares. Comme d’habitude, le split du micro aigu n’apporte pas grand chose.

En résumé donc, une excellente guitare au niveau esthétique et sonore. La qualité de la lutherie fait d’elle un instrument d’exception. En main, elle est un rien déroutante pendant la première demi-heure, mais ça vaut la peine de persévérer ! Vraiment de la bonne came ! Je serais curieux de tester un jour le modèle MS500, sans corps semi-creux mais avec un diapason 25.5″.

Cette guitare est disponible chez Guitar GAS Station.

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Album de la semaine : Ozzy Osbourne – Diary of a Madman

•6 juin 2010 • Laisser un commentaire

La lecture des biographies des légendes du rock ‘n roll est ma nouvelle passion. J’ai lu celle de Slash, celle de Dimebag Darrell et je suis pour le moment occupé avec celle d’Ozzy Osbourne, qui est clairement la plus excellente et la plus intéressante des trois !

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Ozzy est dingue. Personnellement je ne pensais pas qu’on puisse être dingue à ce point ! Et ceux qui pensent qu’il l’est devenu en buvant, en fumant et en reniflant se trompent : il était déjà barge tout petit ! Heureusement pour lui, Ozzy a une qualité qui lui a permis de s’en sortir à peu près convenablement dans la vie : il sait très bien s’entourer.

Ce que j’adore en lisant ces biographies, c’est écouter les albums pendant que l’on m’explique le contexte dans lequel ils ont vu le jour. Diary of a Madman (1981) est le second et dernier album enregistré avec Randy Rhoads à la guitare. De l’aveu propre d’Ozzy, Randy est le premier musicien avec lequel il ait joué. Il lit et écrit la musique, il joue de la guitare classique et prend des leçons partout où la tournée du groupe l’emmène. Ozzy raconte que l’intro de la chanson Diary of a Madman découle d’une partition Mozart modifiée par Randy. Mais Ozzy ne se souvient pas bien, une recherche plus approfondie montre que l’inspiration vient plutôt de l’étude No6 de Leo Brouwer.

On sent l’inspiration classique de Randy dans l’album, quelque chose de tout à fait unique ! On sent également que, grâce à l’aide de Randy et de son âme sœur Sharon, Ozzy est en train de renaître après deux graves échecs personnels : sa séparation d’avec sa première épouse et son éviction de Black Sabbath.

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MusikMesse 2010 à Francfort

•27 mars 2010 • 7 commentaires

Serrer la main de Kiko Loureiro (Angra), ça n’arrive pas tous les jours. Serrer celle de Mattias « IA » Eklundh (Freak Kitchen) ou encore celle de Christophe Godin (Metal Kartoon, Gnô, Mörglbl) ça n’arrive pas tous les jours non plus. Alors, si comme cela m’est arrivé hier, on serre la paluche des trois le même jour (!) on ne peut être qu’à Frankfurt pour le plus grande foire des instruments de musique du monde : DIE MUSIKMESSE !

Avec Kiko Loureiro

Avec Kiko Loureiro

Avec Christophe Godin

Avec Christophe Godin

Le programme que nous avions avec quelques Kiwis et quelques Jellys était simple : saucisses, bière et musique ! Oh yeah ! La première soirée à Francfort fut particulièrement agréable et consacrée aux deux premiers points. La journée de vendredi nous a mis des guitares, des basses, des amplis … plein le yeux. Voici un petit aperçu de quelques stands.

Mattias "IA" Eklundh

Mattias "IA" Eklundh

Commençons avec les amplis Laney : ça c’est un stand comme on les aime, avec des stars en showcase ! On a vu Kiko Loureiro, Christophe Godin … déjà une grosse claque quand on est à 2 mètres … Le moral en prend un coup. Ensuite nous avons vu Mattias Eklundh et là, on est presque dégoûté tellement ce gars maîtrise. C’est hallucinant ! Tout à l’air simple, tellement simple qu’il n’arrête pas de faire le pitre, sinon il s’ennuie 😀

Très grand stand chez Fender, avec aussi les autres marques qui font partie du groupe (Jackson, Gretsch, EVH, Charvel, …) Ici, comme presque partout au Messe, on peut prendre chaque instrument en main, faire plonk plonk à vide et éventuellement se connecter à un ampli casque. Cool ! Toute la gamme n’est pas présente (Vintage Hot Rod, …) mais on a un bon échantillon. On est aussi impressionné par les custom paint jobs de chez Jackson. C’est bôôôôô !

Le stand d’ESP est un autre beau morceau : une grande quantité d’instrument et certains modèles custom surprenants comme la « Angel ».

JT avec une Maton

JT avec une Maton

Mon compère guitariste des Kiwis, en bon fan de Josh Homme, voulait absolument voir des guitares Maton. En voila un qui est heureux de sa journée. Il a même trouvé des magasins qui distribuent la marque australienne en Europe. Oùla, alerte au GAS !

Le stand Dunlop était un peu minimaliste mais il y avait quand même moyen d’essayer des pédales. J’ai bien aimé la Fullbore Metal pour ma part !

En ce qui concerne les amplis, c’est toujours un peu difficile au Messe car il n’est généralement pas possible de jouer fort. J’aurai bien aimé faire une recherche des petits amplis tout lampe mais ce n’est pas l’endroit idéal pour cela. Nous avons quand même apprécié le stand de Orange … très orange et celui de ENGL, parce que c’est ENGL et qu’il ya avait des démos 🙂 Petite déception chez Mesa avec un petit stand et pas de catalogue. Nous voulions essayer les amplis Black Heart. Cela a été possible dans un coin du stand Ampeg.

Et maintenant l’énoooorme déception du Musikmesse : Gibson. Gibson se fout de notre gueule ! La marque est en perte de vitesse et ça se voit. On a un grand stand, peu d’instruments (pas d’explorer, ni de Flying, quelques Les Paul mais presque que des CS, presque pas de SG … ) En plus, tous les instruments sont accrochés à leur stand, et pas seulement les guitares à 5000 € comme c’est parfois le cas au messe, TOUS, même les studios. Pas possible de les soupeser ou de les essayer (sauf quelques Dusk Tiger en test) Vraiment très triste 😦 Pas de catalogue non plus … Zéro pointé pour Gibson.

On ne pourra pas citer toutes les marques qu’on a vu hier sur les kilomètres parcourus … Il y a encore BC Rich (excellente finition des instruments), Ibanez (magnifique nouvelle Steve Vai Floral Pattern), Vigier (de pures petites merveilles, dommage que je n’ai pas vu la 7 cordes qui me fait de l’œil depuis déjà longtemps !), Schechter, Mosrite (patronne très sympa), Marshall, Vox, PRS (miam les tables flammées), … Quasiment tout y est avec quelques absents quand même (Ernie Ball/Music Man, Dean, Sadowsky …) Maintenant il me reste les catalogues pour rêver ! Merci aux marques qui ont soigné ce détail !

Avec l'Ibanez de Steve Vai FP (Floral Pattern), nouveau modèle

Avec l'Ibanez de Steve Vai FP (Floral Pattern), nouveau modèle

ESP Angel

ESP Angel

Stand de Dunlop

Stand de Dunlop

Deux Kiwis Orange

Deux Kiwis et deux Oranges

un Kiwi rose (Flea Bass)

Un Kiwi rose (Flea Bass)

Remplacement des tubes d’un ENGL Screamer

•16 janvier 2010 • 14 commentaires

Le weekend passé, j’ai ajouté une corde à mon arc de technicien ès guitares : j’ai appris à retuber un ampli ! Cela fait à peu près 5 ans que j’ai un ampli ENGL Screamer et, après tout ce temps, je me suis dit qu’un nouveau jeu de lampes serait le bienvenu !

Le Screamer, ma SG et moi sur scène à Liège avec Shyver

Tout d’abord, commençons par présenter cet ampli de fabrication allemande. Il s’agit d’un ampli tout lampes. Il répond bien à l’idée que l’on peut se faire d’un produit germanique : solide comme un roc (avec notamment une grille de protection du baffle impressionnante), lourd comme un âne, prêt à encaisser les années sans sourciller. Le combo déploie 50 watts, largement de quoi rendre sourd votre groupe ou le public d’une salle de taille moyenne. En groupe, je joue avec le master à max 3 sur 10, et je n’ai jamais dépassé 6 sur 10 de peur de provoquer un cataclysme global. L’ampli est équipé de deux canaux (clair et lead) avec un boost pour chaque canal (crunch pour le canal clair, heavy lead pour le lead). Une reverb et un HP Celestion « Vintage 30 » viennent compléter le tableau.

Cet ampli sonne très bien et j’en ai toujours été pleinement satisfait ! Après avoir essayé pas mal de combos tout lampes (Marshall, Laney, Rivera, Peavey, Fender, …), j’avais choisi le ENGL car il était selon moi le seul à donner un très bon son lead à un volume modéré, ce qui me semblait très important pour jouer en groupe. L’ampli possède également beaucoup d’aigus, ce qui lui permet de facilement « passer » au milieu des autres instruments, mais peut être parfois ressenti comme un peu strident. Certains lui trouvent un peu de froideur dans les sons clairs, on lui reproche aussi un manque de nuance en crunch … Ok pour le clair un peu froid, la résonance est un peu sèche avec quelque chose qui me fait penser au toc toc du verre épais lorsqu’on le tapote … (verre, vase) mais ce n’est pas dérangeant en groupe, cela reste très exploitable, et le switch « bright » permet d’atténuer ce défaut. Pour le crunch, je ne suis pas d’accord : c’est tout bon si on sait régler la bête et le volume d’entrée qu’on lui envoie.

Pour vous donner une idée de la qualité générale de l’ampli, j’ai enregistré une démo il y a quelques années dans un studio. L’ingé-son trouvait que le son de mon combo valait bien les meilleurs Boogies et Marshalls qu’il avait vu passer.

Après quelques années de bons et loyaux services donc, je me suis mis en recherche de nouveau tubes. Après avoir surfé le web à la recherche de deux 6L6 (tubes de puissance) et de quatre 12 AX7 (trois pour le préamp, une pour l’inversion de phase), j’ai trouvé le site Eurotubes qui propose des lampes JJ (Slovaquie) de première qualité. Le dealer, basé à Milwaukie, près de Portland (Oregon), vend quasiment exclusivement la marque JJ car selon eux, elle offre des tubes de meilleure qualité que les tubes russes ou chinois. Chaque tube est vérifié et testé afin d’être sûr de ses différents paramètres avant de ls vendre. Cela permet de proposer LE bon tube pour chaque application. De plus, Eurotubes propose des kits pour quasiment chaque ampli (une petite vingtaine de marques quand même, des centaines de modèles) et pour chaque modèle, plusieurs options (normal, high gain, clean, …), ceci afin de pouvoir modifier le caractère de son ampli.

Le ENGL désossé, connecté au multimètre via le tube probe

Puisque je suis un barbare et que je voulais un son plus massif dans la distorsion, j’ai choisi un retube kit « high gain », ceci après avoir échangé une dizaine d’emails avec Eurotubes. Ils ont été vraiment très serviables, m’ont aidé à choisir les tubes et m’ont donné toutes les explications techniques pour l’opération de remplacement. J’ai dû également acheter un tube probe afin de pouvoir régler le bias de l’ampli (tubes de puissance). Un tube probe est une espèce de rallonge du socket pour un tube de puissance, il se connecte à l’ampli, à la lampe et à un multimètre qui permettra de régler l’intensité du courant qui circulera dans la lampe via un petit potentiomètre à l’intérieur même de l’ampli. Eurotube m’a patiemment expliqué par email comment calculer la valeur à atteindre (en milliampères) en me basant sur la tension et la résistance (simple application de la loi d’Ohm : I = U/R) Je préfère ne pas me lancer ici dans des explications plus techniques car remplacer les tubes d’un ampli est une opération délicate, mais surtout DANGEREUSE : l’intensité des courants qui circulent dans un ampli suffit largement à tuer un être humain, régler le bias nécessite de triturer l’ampli avec tous ses composants à l’air … , il faut être très prudent, et je préfère laisser aux revendeurs de tubes le soin et la responsabilité de fournir les explications. En cas de doute, il existe des techniciens qui peuvent vous remplacer les tubes de puissance de votre ampli et le régler pour une somme assez modique.

Un tube 6L6 sur le tube probe

Alors, comment ça sonne après modification ? Et bien ça sonne WHAAAAAAAW ! Le gros crunch est devenu très massif. Plus moderne, plus gras, plus proche du ENGL Powerball ou de l’ampli signature de Richie Blackmore, … Le son est devenu un peu moins strident et passe toujours très bien en groupe. Je suis vraiment très content de ce nouveau gros crunch ! De plus, le son clair s’en est trouvé amélioré également ! La résonance un peu toc toc donc je parlais plus haut a laissé la place à quelque chose de plus cristallin et, paradoxalement, un peu plus doux également.

Le fait de remplacer les tubes d’un ampli tout lampes me faisait un peu peur il y a encore deux semaines, mais aujourd’hui je ne regrette pas du tout ! J’ai appris quelque chose et surtout mon ampli ENGL Screamer sonne encore mieux qu’avant ! Remplacer les tubes peut améliorer vos amplis !

Kiwikiller au DNA (BXL), 27 février 2010

•15 janvier 2010 • Un commentaire

Kiwikiller sera en concert ce samedi 27 février au DNA, en plein centre de Bruxelles. Depuis notre dernier concert, de nouvelles chansons très rock et bien grasses sont venues étoffer notre répertoire. Alors venez nombreux vous faire nettoyer les conduits auditifs !

Les Français Tourquennois de Obdurate ouvriront pour nous avec leur gros punk énervé. Attention, ce sont des bêtes de scène ! Va falloir qu’on se montre à la hauteur !

1000 fois merci à Nicolas Jandrain (Visualmeta4/Emakina) pour l’affiche.

Venez tous !

Evénement Facebook : http://www.facebook.com/#/event.php?eid=265390213192&ref=nf

Test Groove Street Buffer/Booster by Ed’s Custom Shop

•2 janvier 2010 • 2 commentaires

L’année 2009 fut excellente en ce qui me concerne – j’espère que vous pouvez faire la même constatation, que l’année 2010 vous permettra de réaliser tous vos vœux et que le monde vivra en paix en 2010 ! Plein de choses fabuleuses se sont passées pour moi en 2009, dont la plus fabuleuses de toutes fût certainement la naissance de notre petit Gabriel ! Une telle année ne pouvait se terminer autrement que sur une note musicale positive et surprenante.

Voila donc que lors de ma dernière visite chez Groove Street, Edwin me propose de tester la ligne de pédales qu’il met au point en collaboration avec un autre Edwin, du Ed’s Custom Shop. Youpie ! Pour le moment, la ligne de produits se limite je crois à une A/B Box, un Buffer/Booster et à une pédale de disto – mais je pense savoir que d’autres pédales sont en préparation (delay analogique, vibe …) Toutes les pédales du Custom Shop de Ed sont faites à la main, une par une, avec amour et patience – le fruit d’un véritable travail d’artisan : point-to-point, pas de circuit boards, pas de robots. Les composants sont de la meilleure qualité possible : switch Cliff, Jacks Switchcraft, potentiomètres Alpha, … On a bien là affaire à du « boutique » !

Edwin (celui de Groove Street) me permet d’essayer le Buffer/Booster – j’espère déjà pouvoir bientôt essayer les autres ! Le look de la pédale est un rien austère : métallique, noir avec les inscriptions collées en « Dymo ». La bonne nouvelle est que, comme c’est du custom véritable, je pense qu’en demandant gentiment, on peut avoir le buffer/booster dans n’importe quelle boîte ! Ceci dit, celle qui est proposée par défaut semble indestructible. Un seul gros bouton permet de régler le niveau de clean boost lorsque l’effet est enclenché. Le bouton est suffisamment gros et isolé pour pouvoir être réglé au pied, en cours de jeu. Pratique ! Le boost est musical (à cause du transistor mosfet nous dit la notice détaillée), très clean (pas de saturation) et silencieux (pas ou presque pas de souffle). Il permet de faire ressortir votre son par exemple au moment des solos en fournissant à votre ampli le niveau d’entrée qui va lui faire sortir ses tripes par le HP ! Le clean boost a également un impact sur le son des pédales qui le suivent, notamment les whas, des distos et des overdrives, … Toutes sortes de combinaisons sont possibles, et comme j’aime empiler les pédales de saturations, un peu à la manière de Billy Gibbons, je m’en donne à cœur joie. Mon overdrive T-Rex Alberta est encore toute bleue du niveau d’entrée qu’elle s’est pris en pleine poire ! Au hasard de mes expérimentations, je suis arrivé à produire une son ressemblant à une wha fixe (genre « Money For Nothing« ) avec seulement le booster et l’Alberta.

Une fois la pédale éteinte, elle continue à travailler malgré son led éteint. Elle ne prend jamais de vacances ! Elle fonctionne alors comme buffer, c’est à dire qu’elle va rendre le son qui la traverse plus apte à attaquer les longues chaînes de pédales sans dégradation (cela à quelque chose à voir notamment avec l’impédance qui s’en trouve modifiée, mais je ne me risquerai pas dans une explication détaillée). Le buffer est très utile pour ceux qui, comme moi, ont de longues chaines de pédales, avec des câbles pas toujours de très bonne facture. Vu ce rôle de buffer, il est préférable de mettre la pédale en début de chaîne. Lors du test avec mon groupe, j’ai dû faire face en début de répèt à un larsen qui je pense était provoqué par le buffer (pédale éteinte) : mon son saturé « heavy » est en effet très « heavy » et le buffer a ajouté le petit plus qui a fait que le larsen partait presque tout seul. Après avoir revu légèrement les réglages de mon ampli, le larsen a disparu.

Un buffer/booster est à la fois une pédale discrète et presque indispensable. Discrète car elle n’engendre pas d’effet spectaculaire comme une disto, un delay, un flanger … mais indispensable car le volume et la qualité du signal sont les éléments de base du son ! Bref je la garderais bien cette petite boîte noire … et si vous êtes de passage à Bruxelles, je vous invite à aller faire un tour chez Groove Street pour essayer des pédales. Edwin a en stock tout ce qui se fait de mieux : Homebrew Electronics, Barber, EHX, MXR, Dunlop, Jacques, EMMA, Empress, Diamond, Fulltone, Death by Audio, Catalinbread, Big John, Z.Vex, … et des dizaines d’autres marques ! The place to be !

Gagnez un Pickguard de Guitare Personnalisé par Didier Guyot-Viviane

•29 décembre 2009 • 7 commentaires

Muzicosphere offre la possibilité de gagner une pickguard « custom » par le graphiste/guitariste Didier Guyot-Viviane. Allez vite faire un tour sur son site, ça donne envie de pimper sa guitare !
Le gagnant du concours Muzicosphere pourra choisir un pickguard strat, tele, Les Paul, … et briefer l’artiste pour qu’il lui prépare le pickguard de ses rêves (type de visuel, …)

Que voila un joli cadeau pour les Fêtes !